L’interfédération Protection juridique des majeurs (PJM) a été entendue !

Le Conseil d’Etat sanctionne le décret n°2018-767 : l’AAH des personnes protégées est sauvegardée.

Par décision en date du 12 février, le Conseil d’Etat a annulé partiellement le décret n°2018-767 du 31 août 2018 réformant la participation financière des personnes protégées, contre lequel l’interfédération pour la protection juridique des majeurs (FNAT, UNAF, UNAPEI) avait déposé un recours en annulation fin 2018.

Communiqué de presse

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Projet de texte sur la réforme des retraites et les familles

Commission Droit de la Famille

 

Rappelons tout d’abord que dans le système par répartition français, une gestion saine des retraites est indissociable d’une démographie saine ; pour son équilibre, il convient d’avoir davantage de familles avec 3 enfants ou plus – les futurs cotisants : ce sont les familles nombreuses. Mais depuis 2018 notre indice de fécondité est tombé à 1,87 enfant par femme (alors que le remplacement des générations est à 2,1). Les modalités de calcul de pensions de retraite devraient donc logiquement favoriser l’émergence de familles nombreuses.

Or, selon le rapport de l’Institut de la protection sociale (présidé par Bruno Chrétien et publié le 29 novembre 2019), avec la réforme envisagée « pour les familles de 3 enfants, la perte de droits est d’une ampleur exceptionnelle ». Et cela à cause d’un mauvais système de majoration pour enfants.

En effet, le système actuel combine trois majorations dites « familiales » (dans la plupart des régimes) : premièrement les 8 « trimestres supplémentaires de cotisation » (appelée aussi « majoration de durée d’assurance ») accordée à la mère à chaque naissance ; deuxièmement une majoration spécifique de 10 % pour chacun des deux parents dès que l’on a éduqué 3 enfants ; troisièmement l’assurance vieillesse des parents aux foyers.

Avec le nouveau système, pour les parents ayant éduqué 3 enfants, seul resterait une majoration de 17 % pour un seul des deux parents qui devra être choisi avant les 4 ans de chaque enfant ; il est à prévoir que dans de nombreux cas ce sera la mère qui sera choisie. De plus, l’acquisition de 8 « trimestres supplémentaires de cotisation » pour la mère à la naissance de chaque enfant serait supprimée. Dans le cas classique où le montant de la pension de retraite du mari est supérieur à celui de sa femme, on voit que la perte pour ces femmes retraitées va être sensible : au moins 6 ans de cotisations perdues[1]. L’UNAF d’ailleurs s’est opposée, le 19 décembre 2019, à la suppression des « trimestres supplémentaires de cotisation » (dont le montant correspondrait à 7 milliards d’euros). Le nouveau système semble avoir été conçu spécifiquement pour la femme seule avec son enfant (on lui donnera un hochet avec une majoration de 5 % de sa retraite dès le premier enfant), mais pas dans le but du créer un environnement favorable pour les familles nombreuses.

Quand on se souvient que 14 % environ des femmes sont sans descendance, la question des familles nombreuses est loin d’être anodine. Alors que la proportion de jeunes filles désirant avoir au moins 3 enfants était de l’ordre de 38 %, le nombre des femmes nées entre 1965 et 1975 ayant élevé 3 enfants n’était plus que de 30 % ; s’il baisse, le système par répartition auquel les Français sont très attachés sera mis à mal.

Au lieu d’une politique pro-natalité, le gouvernement actuel lance un signal très négatif aux familles nombreuses. L’UDAF92 demande au contraire que soient adoptées des mesures encourageant les couples à se lancer dans l’aventure de la famille nombreuse.


[1] Prenons un cas schématique. Dans le système actuel, si avant majoration la pension du mari est de 2 000 € et celle de l’épouse de 1 000 €, le total est de 3 300 € après majoration. Avec le nouveau système, l’absence de « trimestres supplémentaires » ferait mécaniquement baisser la pension de l’épouse de 15% à 20 %, pour être optimiste prenons 830 € ; augmentée de 17 % et additionné à la pension du mari on obtient un total de 2 971 €. Soit une perte globale de 10 % !

 

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L’UDAF 92 recrute

L’UDAF 92 recrute

L’UDAF 92 recrute 2 personnes :

– Au service de “la Protection Juridique des Majeurs” : 1 mandataire judiciaire à la protection des personnes (H/F),

– Au service “d’Aide à la Gestion du Budget Familial et Mesure d’Accompagnement Social Personnalisé”  :  1 délégué aux prestations familiales (H/F)


UN MANDATAIRE JUDICIAIRE A LA PROTECTION DES PERSONNES (H/F)

Pour son service « Protection Juridique des Majeurs »
Pour un poste de mandataire judiciaire à la protection des personnes (H/F)
CDD de 12 mois à temps complet susceptible d’évolution en CDI
Lieu de travail : Antenne de BAGNEUX

Missions : Vous aurez à cœur de suivre des mesures de curatelle et de tutelle auprès d’adultes handicapés et/ou âgés à domicile et en établissements : les accompagner dans leur projet individuel, gérer leur situation (administrative, financière, patrimoniale et juridique) et rédiger des rapports et bilans de situation aux autorités judiciaires. Ces missions s’exercent au sein d’une équipe motivée et d’un réseau partenarial étoffé (professionnels du soin, magistrats, notaires, travailleurs sociaux…). Le métier de mandataire est passionnant : il permet le développement de multiples compétences dans une relation riche d’aide à la personne et en respectant sa volonté, ses droits et ses libertés.

Conditions : Titulaire au minimum d’une licence en droit ou diplôme social validé [AS, CESF, Educateur(trice)], CNC PJM apprécié mais non obligatoire. Débutant accepté.

Qualités  requises : Doté(e) de qualités relationnelles et rédactionnelles, de rigueur, du sens de l’organisation et de réactivité.

Rémunération : selon convention collective de 1966, salaire brut mensuel de base à 1789.05€, reprise d’ancienneté professionnelle selon les dispositions conventionnelles. Horaires de travail individualisés, télétravail, RTT, tickets restaurants, mutuelle et avantages du CSE.

Télécharger : ANNONCE MJPJM Bagneux (21 Fevr 2020)


UN TRAVAILLEUR SOCIAL (H/F)

Pour son service « d’Aide à la Gestion du Budget Familial et Mesure d’Accompagnement Social Personnalisé »
Pour un poste de délégué aux prestations familiales (H/F)
CDD d’un an à temps complet
Poste à pourvoir à Saint-Cloud

Missions :

  • Assurer la protection des enfants par la gestion des prestations familiales;
  • Mener une action éducative en vue de permettre aux familles et aux bénéficiaires de retrouver leur autonomie ;
  • Rédiger rapports et bilans de situation aux autorités judiciaires ou autres partenaires.

Conditions : Diplôme d’État de travail social exigé (DEASS, CESF, AS), CNC DPF apprécié.

Qualités requises : travail en équipe, esprit d’analyse, qualités relationnelles et rédactionnelles, gestion des priorités, organisation et rigueur administrative.

Rémunération : selon CCNT 1966 (grille éducateur, salaire de base de 1789.05€ brut mensuel, reprise d’ancienneté selon disposition conventionnelles), mutuelle employeur, tickets restaurant et avantages du comité d’entreprise. 35h (ou 38h avec jours de repos compensateur et horaires individualisés à partir de 1er janvier 2020).

Télécharger : ANNONCE DPF (Janv 2020)


Les candidatures (Lettre de motivation + CV) sont à transmettre ainsi libellées :

UDAF 92 / M. le Directeur Général
10 bis Avenue du Général Leclerc – BP 30
92210 SAINT–CLOUD

ou par courriel à : institution@udaf92.fr

Je vous envoie ma candidature

 

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