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Prise en charge de la fin de vie

Publié par le Juin 20, 2018 dans Actualités | 0 commentaire

Prise en charge de la fin de vie

La question de la fin de vie est un sujet qui concerne toutes les familles à un moment ou à un autre. Une législation qui autoriserait l’euthanasie (par exemple sous le vocable de sédation létale) serait un pas vers l’inconnu qui pourrait avoir de lourdes conséquences, pour la société et pour les familles, par l’extension à un nombre de malades de plus en plus important.

  • En effet, cela viendrait à rebours du développement des soins palliatifs et des progrès sans cesse enregistrés depuis 30 ans dans le soulagement de la douleur et l’accompagnement des personnes en fin de vie.
  • Il conviendrait aussi de mieux médicaliser les EHPAD[1].
  • Alors que la personne en fin de vie est extrêmement fragile, une « liberté de mourir » sous la pression d’une souffrance non soulagée ne serait pas un choix libre. Sachant que les recommandations pour la mise en œuvre de la loi Claeys-Leonetti[2] de 2016 ont été publiées par l’HAS[3] le 15 mars 2018, il nous semble essentiel de ne pas accroître la vulnérabilité des personnes malades par des évolutions législatives fréquentes, sans aucune évaluation.

       Rappelons aussi le sens et la finalité des mots ou expressions :

            –  les soins aux personnes que sont, par exemple l’hydratation et l’alimentation, sont à distinguer des                                   traitements médicamenteux,

            –  le respect de la volonté du patient et/ou de la famille doit être garanti, y compris pour son transfert vers un                     autre établissement.

  • Une telle loi impliquerait de graves changements de la conscience et de la pratique médicale. Comment la transgression, même exceptionnelle, de l’interdit de tuer, pourrait-elle être sans effet sur ceux dont la mort approche et ceux qui les soignent ? Une liberté donnée au malade de demander qu’un soignant lui donne la mort est-elle réellement l’exercice de l’autonomie ?

Nous refusons que le corps médical puisse être enfermé dans un débat binaire qui réduit la question de la prise en charge des patients en fin de vie à celle de l’euthanasie.

Les familles seraient les premières affectées par une autorisation de l’euthanasie. Nous voulons promouvoir les valeurs qui nous rassemblent et non celles qui permettent de donner la mort.

Ainsi la valeur de respect de toute vie humaine – même quand la vie semble inutile – est une balise utile au quotidien comme en temps de crise dans un monde complexe et en constante évolution.

Nos observations sont confortées par les réponses émises par la société civile lors de la consultation « États généraux de la bioéthique 2018 » sur le site de même nom ; elles montrent des ratios très importants pour refuser la tentation ou la perspective de l’euthanasie.

C’est pourquoi l’UDAF des Hauts-de-Seine demande fermement de ne pas s’aventurer vers une éventuelle légalisation de l’euthanasie ou du suicide assisté.

[1] EHPAD = établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

[2] La loi Claeys-Leonetti, publiée le 2 février 2016, fait suite à la loi Leonetti   voir en ligne : https://www.aphp.fr/findevie

[3] HAS = Haute Autorité de santé, créée en 2004.

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